Francfort (Allemagne), 14 mai (LaPresse) – « L’Europe s’est ouverte au monde sans achever la construction de son marché intérieur. Elle est devenue trop dépendante de la demande étrangère, trop dépendante de capacités contrôlées ailleurs et trop fragmentée pour mobiliser ses propres ressources à grande échelle. » C’est ce qu’a déclaré l’ancien président du Conseil et ancien président de la BCE, Mario Draghi, lors de la remise du prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle. « Notre sensibilité aux changements dans les politiques américaines et chinoises n’est pas simplement un malheur imposé de l’extérieur. Elle reflète notre propre échec à construire un marché intérieur suffisamment profond », a ajouté M. Draghi, désignant les lacunes du marché unique comme l’une des principales vulnérabilités de l’Union européenne, en citant « la fragmentation des marchés des capitaux, les systèmes énergétiques insuffisamment intégrés et le poids de la réglementation ».