Washington (États-Unis), 14 juin (LaPresse) – L’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo appelle à une ligne de fermeté maximale contre l’Iran et met en garde l’Occident contre le risque de nouvelles hésitations stratégiques. Dans une interview accordée à La Stampa, Pompeo affirme que le régime de Téhéran est la principale source d’instabilité au Moyen-Orient et qu’il n’est pas possible de se fier à de nouveaux accords diplomatiques. « Le régime de Téhéran a montré sa nature hostile en finançant le terrorisme, en attaquant des pays voisins et en lançant des missiles balistiques contre des alliés stratégiques », a déclaré l’ancien chef de la diplomatie américaine, estimant que les récentes opérations militaires ont ouvert « une fenêtre d’opportunité unique » pour affaiblir l’appareil iranien. Selon Pompeo, l’Occident se trouve face à un choix clair : « Il n’existe que deux voies : espérer une désescalade spontanée ou agir avec une détermination extrême. » D’où son appel à « terminer ce qui a été commencé », afin de modifier en profondeur la structure du pouvoir iranien pour que le peuple puisse « se libérer d’une direction oppressive ». L’ancien directeur de la CIA a également exprimé un fort scepticisme quant à la possibilité d’un nouvel accord avec Téhéran. « Téhéran a signé de nombreux accords avec différents présidents américains, en les violant les uns après les autres. Il n’y a aucune raison logique de croire que le régime actuel respecterait un nouveau traité », a-t-il affirmé, ajoutant être lui-même visé par les autorités iraniennes : « Ils essaient encore de m’assassiner. » Pompeo a également accusé la direction iranienne d’alimenter la plupart des crises régionales : « Cette direction doit disparaître car elle alimente 95 % des conflits dans la région », citant le soutien à des groupes armés à Gaza, au Liban, en Syrie et en Irak. Pour l’ancien secrétaire d’État, la priorité reste « de démanteler l’appareil militaire restant » et de stopper les ambitions nucléaires de Téhéran.