Rome, 28 décembre (LaPresse) – « Il n'y a pas de doute que nous allons vers une plus grande limitation des dépenses publiques. Le message que nous envoyons au gouvernement est que les municipalités ont déjà donné ». C'est ainsi que le maire de Naples Gaetano Manfredi, président de l'Anci, s'exprime dans une interview à Repubblica au sujet de la sévère répression que la manœuvre impose aux villes. L'aspect le plus problématique, explique-t-il, est la réduction de la possibilité d'utiliser les dépenses courantes, une conséquence du nouveau pacte de stabilité. Il s'agit d'une contrainte très sévère, qui limite l'augmentation des dépenses courantes pendant sept ans et établit une disposition obligatoire ». En bref, « une compression qui réduira la possibilité de fournir des services ou de les développer. Nous verrons dans quelle mesure dans les années à venir, mais il s'agit de réduire toutes les dépenses qui ne sont pas des investissements : le coût des factures, le personnel ». « Le gouvernement dit-il que tout le monde doit se serrer la ceinture ? En tant que municipalités, nous sommes jusqu'à présent celles qui se sont le plus serré la ceinture ! – répond Manfredi – Nous avons déjà donné, alors que le gouvernement central et les régions ont augmenté les dépenses courantes, nous les avons maîtrisées. C'est pourquoi nous demandons aujourd'hui au gouvernement de nous exempter de cette contrainte ».
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