Milan, 29 décembre (LaPresse) – « On peut parler de tout, mais aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies, les préalables à un remaniement manquent ». C'est ce qu'a déclaré le chef du groupe FdI à la Chambre, Galeazzo Bignami, dans une interview au Corriere della Sera, en évoquant l'hypothèse d'une alternance au Viminale entre les ministres Salvini et Piantedosi. Celles entre Fitto et Foti et entre Sangiuliano et Giuli ont été des alternances. Mais si le ministère de l'Intérieur et le ministère des Infrastructures étaient impliqués, il s'agirait d'un remaniement de facto. Il bloquerait les activités de deux ministères centraux pendant deux mois. Des activités qui, je le rappelle, comprennent, entre autres, le pont du détroit, le protocole avec l'Albanie, les concessions autoroutières, la Ddl de sécurité. Et dans quel but ? Tout est fait si c'est nécessaire, mais il me semble que les deux ministres actuels travaillent plus que bien. Piantedosi, d'ailleurs, a été indiqué par le secrétaire de la Ligue, dit Bignami. Après son acquittement dans le procès Open Arms, 'Salvini', ajoute Bignami, 'exprime une ambition légitime. Il a été acquitté et peut prétendre à juste titre avoir agi en tant que ministre de l'intérieur dans le respect de la loi. Nous nous réjouissons nous aussi de cet acquittement, sur lequel nous n'avions que peu de doutes. Mais l'équipe gouvernementale sera revue si les conditions sont réunies. Or, elles ne sont pas réunies. Au contraire, la stabilité, dont aucun autre exécutif en Europe ne peut se targuer, doit être protégée. Le simple fait de parler d'un remaniement ne remettrait pas en cause cette image unanimement reconnue, pour la première fois depuis de nombreuses années, à l'Italie ».
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