Milan, 3 janv. (LaPresse) – « L’attaque des États-Unis contre Caracas clarifie définitivement la nature du nouveau scénario mondial : la démocratie n’a rien à voir là-dedans, seul le pétrole compte. Nous ne sommes pas face à des événements isolés, mais à un nouvel ordre mondial fondé sur la force militaire et les intérêts énergétiques. On bombarde le Venezuela et on frappe le Nigeria, deux grands producteurs d’hydrocarbures encore relativement indépendants, uniquement pour le contrôle des ressources fossiles. Voilà ce qui est réellement en jeu : qui contrôle le pétrole et le gaz contrôle le pouvoir politique, les équilibres géopolitiques et les rapports de force mondiaux », déclare Angelo Bonelli, parlementaire AVS et co-porte-parole d’Europa Verde, dans une note.
« La chute du droit international ouvre l’ère du droit du plus fort et des doubles standards dans les guerres : de la guerre russe en Ukraine à Gaza, où les bourreaux sont défendus par Trump. Demain, il sera considéré légitime que la Chine envahisse Taïwan. Une fois que le principe selon lequel les conflits se résolvent par les armes est établi, chaque frontière devient négociable par la guerre. Nous sommes face à une fusion dangereuse entre micro- et méga-souverainisme qui détruit l’interdépendance et la légalité internationale et impose un nouveau néocolonialisme fondé sur l’alliance entre capitalisme financier et puissance militaire. Sortir de la dépendance aux fossiles et défendre le droit international n’est pas seulement un choix environnemental, c’est un choix pour la paix », conclut Bonelli.

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