Rome, 10 janv. (LaPresse) – « Ce qui m’a frappé, c’est une déclaration que la présidente du Conseil a faite hier, disant qu’il y a une partie du pays qui, lorsqu’elle manifeste, se place du mauvais côté de l’histoire. J’y ai réfléchi un instant et ma réflexion a été : ‘mais qui nous dit quel est le bon côté de l’histoire ?’ Non, car si l’on considère l’histoire dont provient une grande partie de ce gouvernement, la Constitution et la démocratie n’existeraient pas. Quel serait le bon côté de l’histoire ? Quel serait-il ? Parce que s’ils sont au gouvernement aujourd’hui, c’est grâce à la défaite du fascisme et du nazisme et grâce à la Constitution. Sinon, ils ne seraient pas là. Et nous ne sommes pas ceux qui veulent changer ou abolir la Constitution. Nous sommes ceux qui depuis des années se battent pour appliquer cette Constitution, car elle n’a pas encore été pleinement appliquée, elle n’est pas appliquée. » C’est ce qu’a déclaré le secrétaire de la CGIL, Maurizio Landini, lors du lancement de la campagne pour le Non au référendum sur la réforme de la justice, qui s’est tenu au centre Frentani à Rome.