Rome, 15 janvier (LaPresse) – « Toute répression, toute manipulation des principes de liberté passe d'abord par la répression contre les journalistes. Ce n'est pas un hasard si les régimes les plus brutaux s'empressent de restreindre la liberté d'information dès que leurs actions sont remises en question. Pensons à ce qui se passe actuellement en Iran : outre la cruauté effroyable de l'extermination des manifestants, dissimuler ce qui se passe – les manifestations de rue, la répression, les meurtres – a été la première préoccupation d'un régime qui, dès le début, a tenté de bloquer l'accès aux sources d'information et la diffusion des nouvelles ». C'est ce qu'a déclaré le président de la République Sergio Mattarella lors de son intervention au Quirinale, devant les participants au 30e anniversaire du séminaire de Venise pour la presse britannique. « Il ne s'agit là que du dernier exemple en date des tentatives visant à dissimuler la dissidence, le malaise social, la vérité, en occultant les faits que les journalistes sont pourtant appelés à rapporter en toutes circonstances, en particulier dans les situations les plus dramatiques, comme les conflits dont on tente de les exclure, en censurant leur travail ou même en leur interdisant l'accès », a ajouté le chef de l'État.
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