Rome, 23 janvier (LaPresse) – « En ce qui concerne le Groenland, je répète ce que j'ai déjà dit par le passé à propos de la crise. Je pense qu'avec leurs méthodes certes discutables et assertives, les États-Unis soulèvent une question stratégique, qui existe bel et bien, concernant l'Arctique à l'heure actuelle. L'Arctique est l'un des grands domaines stratégiques du XXIe siècle. Et si l'Arctique est l'un des grands domaines stratégiques du XXIe siècle, je pense que cette question doit être sérieusement abordée au sein de l'Alliance atlantique ». C'est ce qu'a déclaré la présidente du Conseil Giorgia Meloni lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz à l'occasion du sommet intergouvernemental entre l'Italie et l'Allemagne à la Villa Doria Pamphilj, à Rome. « Je pense qu'en ce qui concerne la sécurité, la gestion des futures routes maritimes, un territoire riche en matières premières, qui occupe également une position privilégiée en matière de défense antimissile antiaérienne, tout cela doit faire l'objet d'une réflexion approfondie de la part de l'Alliance atlantique, et nous sommes tous disposés à le faire, car nous comprenons tous à quel point c'est important. Je ne pense pas que ce soit un problème qui concerne uniquement les États-Unis, mais je pense qu'il est également nécessaire, bien sûr, que les États-Unis s'impliquent pour traiter cette question ». « Je reste donc optimiste quant à la possibilité de ramener tout le monde à la question réelle, qui est la manière dont l'OTAN, l'Alliance atlantique, s'occupe ensemble d'accroître son attention, d'accroître sa présence et de se coordonner dans un territoire qui reste stratégique pour nous tous », conclut Meloni.

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