Rome, 27 janv. (LaPresse) – Au sujet de l’enquête en cours sur les faits de Crans-Montana, « lorsque nous parlons de la Suisse, nous nous trompons, nous devons parler du Canton parce que c’est le Canton qui a la responsabilité, la procédure est entièrement cantonale. C’est le Canton qui mène l’activité judiciaire. La seule chose que l’on puisse faire est de changer les magistrats du Canton, toutefois c’est une demande qui doit être faite par le parquet. Nous disons que, au vu de la manière dont les choses se sont déroulées, les enquêtes ont porté préjudice aux droits des citoyens italiens parce que l’arrestation est intervenue tardivement, eux-mêmes ont dit qu’il y avait un risque de fuite, la réitération de l’infraction malheureusement nous avons découvert qu’elle existe aussi, la contamination des preuves est probable. Et alors pourquoi les laisser en liberté ? La caution pour une chose aussi grave, avec des dizaines et des dizaines de morts et des centaines de blessés, ne peut pas être de 200 000 francs suisses. Si l’on veut envoyer un signal, on fixe une caution d’un million de francs suisses parce que la loi le prévoit. Ce sont toutes des choses qui laissent stupéfaits. Je répète, le problème n’est pas la Suisse en tant que telle, la Suisse n’est pas en cause, c’est le Canton qui mène les enquêtes là où le désastre s’est produit ». Ainsi s’est exprimé le vice-président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s’exprimant au Quirinal à l’issue de la célébration de la « Journée de la Mémoire ».

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