Milan, 1er février. (LaPresse) – « Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des guérilleros, ce sont des bandes armées qui ont pour objectif de frapper l'État et ceux qui le servent. Pas un gouvernement, mais l'État. Les soutenir, les accepter, les justifier, essayer de minimiser leur action est, à mon avis, inacceptable. Ils doivent être combattus comme les Brigades rouges ont été combattues et ne pas être traités comme des « camarades qui se trompent ». Face à ces faits, notre jugement doit nous unir tous, comme l'ont été les forces politiques pendant les années de terrorisme. Ce n'est pas un parti politique qui est en jeu, mais la République italienne ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Défense Guido Crosetto sur X. « Je me suis rendu brièvement au commandement provincial des carabiniers à Turin, où j'ai rencontré certains carabiniers qui ont été impliqués dans la guérilla urbaine déclenchée hier par des militants proches d'Askatasuna. Plus de 1 000 personnes. Organisées militairement. Avec une stratégie de guérilla urbaine, divisées en deux grands blocs. Des bombes artisanales remplies de clous, des cocktails Molotov, des brouilleurs pour empêcher les communications entre les forces de l'ordre, des barres de fer, des boucliers, des masques, des lunettes de protection, des masques à gaz, des casques, des catapultes pour lancer d'énormes pierres », écrit M. Crosetto.