Rome, 1er février (LaPresse) – « L'attaque sordide et criminelle contre la police de Turin pose un problème majeur à la gauche radicale. Si nous ne rompons pas tout lien avec ceux qui justifient les violents, nous ne gagnerons jamais ». C'est ce qu'affirme Matteo Renzi, qui revient sur les violences commises lors de la manifestation en faveur d'Askatasuna sur les réseaux sociaux et ajoute : « Il ne suffit pas de condamner le comportement des individus : il faut prendre ses distances avec certains milieux qui font un clin d'œil aux violents, comme l'a bien expliqué la procureure générale de Turin, Lucia Musti. D'autant plus qu'avec Giorgia Meloni au gouvernement, la sécurité est moins assurée qu'il y a quatre ans. La droite parle de sécurité et promulgue un décret par mois, mais elle échoue sur ce sujet : des élèves sont poignardés à l'école comme à La Spezia, des jeunes sont tués dans les gares comme à Bologne, des policiers sont battus comme à Turin. La gauche doit être beaucoup plus claire dans son attaque sur les questions de sécurité. Et pour ce faire, il faut le dire clairement : ceux d'hier à Turin n'étaient pas des camarades qui se sont trompés, mais des terroristes qui doivent être sévèrement punis.