Milan, 16 février (LaPresse) – « Ce pays doit sortir d'une grande hypocrisie : on ne peut pas faire croire aux citoyens que la fin de vie n'existe pas. Elle existe, en vertu de l'arrêt rendu en 2019 par la Cour constitutionnelle. Je m'adresse surtout à ceux qui veulent cacher la poussière sous le tapis, en faisant croire qu'il existe des irresponsables, comme moi, qui, avec une sorte de blasphème injustifiable, caressent cette idée d'aide au suicide ». C'est ce qu'a déclaré l'ancien gouverneur de la Vénétie, Luca Zaia, interviewé par « La Stampa ». Je constate qu'au Parlement, certains se montrent perplexes à l'idée d'approuver une loi, car ils craignent qu'elle pousse les malades en phase terminale les plus fragiles au suicide assisté : mais c'est précisément cette catégorie de personnes qui devrait demander que des règles soient mises en place, et ne pas vivre dans l'hypocrisie en laissant la fin de vie être gérée par un arrêt de la Cour constitutionnelle. Ceux qui s'y opposent devraient simplement avoir le courage de demander une loi contre la fin de vie. Mais personne ne dit rien », souligne également Zaia, selon lequel « les régions cherchent seulement à combler deux vides sur lesquels la Cour constitutionnelle ne pouvait pas intervenir ». Selon Zaia, le gouvernement Meloni conteste les lois régionales devant la Cour constitutionnelle « parce qu'il soutient qu'il y a un conflit d'attribution de compétences, mais entre-temps, les Chambres restent immobiles, sourdes aux sollicitations qui sont venues à trois reprises de la Consulta. C'est un cercle vicieux ». Zaia espère « qu'il y aura une initiative parlementaire, mais à ce stade, il y a deux options : soit le gouvernement ne conteste plus les lois régionales, soit, s'il les conteste, il doit faire avancer la mesure au Parlement ».

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