Naples, 17 février (LaPresse) – « La critique est légitime, la délégitimation de ceux qui sont en première ligne ne l'est pas. Lorsque la confrontation se transforme en attaque désordonnée, on franchit une ligne dangereuse. J'ai vécu des périodes où la magistrature a été isolée et j'ai vu ce que signifie affaiblir l'autorité des juges. La confrontation entre les pouvoirs est physiologique, mais pas ce conflit ». C'est ce qu'a déclaré Piero Grasso, ancien procureur national antimafia et ancien président du Sénat, dans une interview accordée à Repubblica. La demande adressée à l'ANM concernant la liste des donateurs du comité pour le « non » au référendum est, selon M. Grasso, « une demande grave, politiquement inopportune et qui renforce les raisons de voter non. Le signal envoyé est intimidant, et en démocratie, la perception compte aussi. Le référendum est un instrument constitutionnel, pas un acte d'insubordination. Si ceux qui y participent peuvent craindre d'être « fichés », la confiance entre les institutions s'effrite et l'idée d'un contrôle politique sur la dissidence se nourrit ».
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