Droits, Meloni : « L’égalité n’est pas une concession, les femmes n’ont pas besoin de quotas »

Rome, 3 mars (LaPresse) – « Je pense que les femmes réussissent lorsqu’elles utilisent leurs propres schémas, lorsqu’elles tirent parti de leurs spécificités et de leur valeur ajoutée en termes d’humanité, de concret et de rapidité. Mais je veux dire aussi en termes de moindre disposition au compromis ; cela vaut dans tous les domaines, et à plus forte raison en politique. Tout comme je n’ai jamais pensé qu’il existe des politiques spécifiquement féminines, je suis convaincue qu’il existe une vision féminine de la politique, ce qui est clairement une toute autre chose. Personne ne me convaincra jamais qu’il existe des thématiques réservées aux femmes et des thématiques réservées aux hommes. Toute thématique nécessite une sensibilité composite et donc évidemment aussi un point de vue féminin. »

C’est ce qu’a déclaré la Présidente du Conseil, Giorgia Meloni, lors de l’événement « 1946-2026 Vote des femmes. La démocratie italienne fête ses quatre-vingts ans » qui s’est tenu à l’Académie d’Escrime – Casa delle Armi du Parc du Foro Italico à Rome. Elle a ajouté que garantir « l’égalité des chances et une société authentiquement méritocratique est un combat que nous devons encore gagner », et « nous ne pourrons jamais y parvenir tant que nous serons forcés de croire que les femmes ont besoin de quotas ou de mécanismes de faveur, car je pense que la vraie liberté reste de pouvoir mériter sa position sur le terrain et non d’attendre qu’elle soit accordée. Ici aussi, j’ai toujours pensé que le rôle de l’État n’est pas de décider à table combien de femmes doivent occuper certaines positions dans chaque domaine, car l’État ne peut pas jouer à la place des personnes. Ce que l’État doit toutefois réussir à faire, c’est garantir que le jeu soit équitable, qu’une moitié du terrain ne soit pas plate tandis que l’autre est en montée, une piste libre et l’autre remplie d’obstacles. »

« La mission de l’État est de garantir l’égalité au point de départ, de donner à tous la possibilité de concourir dans les mêmes conditions. Ensuite, évidemment, il appartient à chacun de démontrer sa valeur, ses capacités et ses compétences, car l’égalité n’est toujours pas une concession. L’égalité est un droit, un droit trop longtemps nié, et il est encore aujourd’hui nié », a conclu Meloni.