Rome, 13 mars (LaPresse) – En ce qui concerne le détroit d'Ormuz, « notre position, celle du gouvernement et la mienne, est qu'il n'est pas opportun d'envoyer davantage de navires de guerre dans une zone de guerre. Il faudrait plutôt en retirer certains. D'autant plus que, par exemple, si une frégate britannique ou française est touchée, que ferons-nous, entrerons-nous tous en guerre ? » C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Défense Guido Crosetto dans une interview accordée au Messaggero. « J'en ai parlé avec mes homologues britannique, français, allemand et polonais, avec une ligne qui doit être partagée par toute l'Europe, ajoute-t-il. Mais 20 % du commerce mondial transite par Ormuz, ce qui concerne des pays comme la Chine, l'Inde et le Japon. Une action collective est nécessaire pour que cette zone sorte du conflit, pour qu'elle soit « stérilisée ». Nous agissons dans ce sens afin que la guerre, avec la crise énergétique qui en découle, reste autant que possible en dehors de la vie réelle des personnes, des familles, des entreprises et des usines. »