Milan, 22 avril (LaPresse) – L'adoption du décret-loi « Sécurité », qui prévoit des incitations pour les avocats à condition que le migrant accepte le rapatriement, « n'est techniquement pas possible. Il m'incombe d'évaluer l'applicabilité de la norme au rôle et aux activités de l'avocat. Or, les avocats ne peuvent percevoir de rémunération subordonnée à un résultat spécifique de leur activité ». C'est ce qu'affirme Francesco Greco, président du Conseil national des avocats, dans une interview accordée au quotidien La Repubblica. Concernant le nouveau décret proposé par le gouvernement pour modifier la norme, « il semble que tout lien entre l'exercice de l'activité de défense menée par l'avocat et le résultat de son intervention sera supprimé. Voilà, si ce nœud du « résultat » disparaît, alors la possibilité, tout à fait inconstitutionnelle, de conditionnement est surmontée », explique Greco. Quant au fait que le décret-loi sur la sécurité supprime l’aide juridictionnelle, obligeant les migrants, généralement en fuite et sans ressources, à produire des documents sur leurs revenus, le président du CNF commente : « C’est peut-être une disposition qui devrait être reconsidérée ».

© Copyright LaPresse