Rome, 22 avril (LaPresse) – Pour atteindre l’objectif consistant à ramener le ratio déficit/PIB sous la barre des 3 %, il aurait suffi d’un PIB supérieur de seulement 20 milliards d’euros par rapport aux 2 258 milliards de PIB actuellement estimés par l’Istat pour 2025. Le paradoxe est que, depuis de nombreuses années déjà, les premières données de l’Istat sous-estiment le PIB réel, pour ensuite le réviser à la hausse. Il y a de fortes chances que cela se produise également pour 2025, ce qui s’avérerait être une véritable farce pour l’Italie et les Italiens. Et il est exaspérant de constater que, même en prenant pour bonnes les estimations actuelles de l’Istat, nous aurions de toute façon été en dessous de 3 % de déficit si, en 2025 également, les caisses de l’État n’avaient pas dû supporter la dépense de milliards d’euros pour le superbonus. « Cette mesure malheureuse du gouvernement de gauche de Conte II empêche actuellement l’Italie de sortir de la procédure d’infraction, privant le gouvernement d’une marge de manœuvre budgétaire à consacrer à la santé publique, à l’école et au soutien des revenus les plus modestes. » C’est ce qu’écrit la Première ministre Giorgia Meloni sur les réseaux sociaux. « Je tiens à remercier le ministre Giorgetti et l’ensemble du gouvernement d’avoir su gérer de manière responsable les ressources publiques dans une période historique très compliquée, conférant ainsi à l’Italie un grand prestige et une grande solidité économique », ajoute-t-elle.