Rome, 23 avril (LaPresse) – Cetto La Qualunque fait son entrée à la Chambre des députés. Le député démocrate Gianni Cuperlo cite un discours sur la prime de retour au pays tel qu’Antonio Albanese l’aurait prononcé dans le célèbre film. « Citoyens, peuple souverain, contribuables – a lu Cuperlo à la Chambre –, quelle que soit la manière dont on le juge, ce décret dont je suis l’inspirateur est extrêmement émouvant, car enfin l’État raisonne comme moi. Car toi, et je dis bien toi, avocat, le migrant arrive et toi, que fais-tu ? Tu l’aides ? Bravo : solidarité, droits et humanité. Mais si tu le renvoies chez lui, tu reçois immédiatement 615 euros. Et cela, pour parler avec génie, c’est le libre marché de la conscience, car la vraie question est toujours la même : est-ce légal d’être du côté de la Constitution ? La réponse, toi, l’avocat, tu l’as en toi : c’est un forfait vacances. Bienvenue, au revoir et merci d’avoir choisi notre cabinet d’avocats. Mais 615 euros, c’est peu. Si j’étais maire, j’instaurerais une prime de fidélité : si tu en rapatries un, 615 ; si tu en rapatries deux, 1 000 ; si tu en rapatries plus de trois, tu pourras « peut-être » prétendre à un poste de sous-secrétaire. Et puis, nous mettrons en place, « quoi qu’il en soit », une carte de fidélité : tous les cinq migrants, un électeur offert. « En effet », l’État doit être clair. Si vous voulez la sécurité, vous devez investir, car au final, le message est le suivant : si vous restez, c’est un problème ; si vous partez, c’est une aubaine pour nous. Chers concitoyens, ce n’est pas de la politique : c’est, « sans aucun doute », de la créativité comptable et, en toute modestie, c’est là mon domaine de prédilection », a conclu Cuperlo.

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