Milan, 4 juin (LaPresse) – La flexibilité accordée à l'Italie par l'Union européenne est saluée comme « un succès » car « elle permettra de disposer d'une plus grande marge de manœuvre face à la crise des prix des produits énergétiques provoquée par le blocus du détroit d'Ormuz ». C'est ce qu'affirme le ministre des Affaires étrangères et vice-président du Conseil, Antonio Tajani, dans une interview accordée à « La Stampa ». Il s'agit de 14 milliards d'euros, à dépenser en deux ou trois ans, pour des investissements dans les énergies renouvelables, que la Commission – souligne M. Tajani – « confirme être un objectif stratégique de tous les États membres ». Et de cette manière, ajoute-t-il, « nous libérons d’autres ressources que nous pourrons réaffecter à des dépenses urgentes pour réduire les factures des entreprises et des ménages ». « C’est un succès du gouvernement italien qui a su présenter la demande de manière correcte et a travaillé à une négociation pour convaincre de la justesse et du caractère raisonnable de la demande italienne. J'ai toujours soutenu que dépasser les limites budgétaires de manière autonome nous aurait nui aux yeux des marchés. Et qu'il fallait donc trouver une solution avec l'UE », souligne encore Tajani. « Et l'Europe a rapidement donné une réponse qui contredit ceux qui continuent de croire qu'à Bruxelles, on ne répond pas aux problèmes soulevés par les États membres. Si l'on a des propositions crédibles et une capacité à négocier, l'UE écoute. Au fil des ans, notre gouvernement a renforcé la crédibilité et la capacité de l’Italie à respecter les procédures européennes et donc à se faire entendre », ajoute-t-il, en observant que « cette flexibilité permettra au gouvernement de réaffecter, le cas échéant, des ressources d’autres chapitres vers les chapitres nécessaires.