Rome, le 9 juin (LaPresse) – À propos de l’affaire liée à la grâce de Nicole Minetti, les magistrats auraient-ils dû entendre la masseuse qui a évoqué des escortes et des abus dans le ranch de Cipriani avant de se rétracter ? « La magistrature italienne ne peut pas adresser une commission rogatoire à l’Uruguay car cela n’est pas prévu par les traités internationaux. C’est une limite que le parquet général de Milan a déjà très bien expliquée. Par ailleurs, les vérifications sur la fiabilité des déclarations ont déjà été effectuées par le parquet de Milan. Et enfin, il n’y a même pas eu une rétractation mais un démenti d’avoir jamais tenu les propos que, selon ce journal, elle aurait tenus. Pour nous, l’affaire est désormais close, même s’il reste la douleur d’une attaque grossière non pas tant contre moi que contre le chef de l’État. » Telles sont les paroles du ministre de la Justice Carlo Nordio en marge de son intervention au Forum PA à Rome. « Même un enfant aurait compris que tout ce bruit avait pour cible le président Mattarella », conclut Nordio.