Cinéma, Giuli : « Sur le documentaire Regeni, je ne suis pas d’accord, mais ce n’est pas un choix politique »

Rome, 8 avr. (LaPresse) – « Il est significatif que le projet ait été évalué par deux commissions différentes et ait fait l’objet d’un jugement technique réitéré dans le temps, que, comme vous le savez, je ne partage ni sur le plan idéal ni sur le plan moral. Mais il ne s’agit pas du fruit d’un choix politique. » C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Culture Alessandro Giuli, répondant lors du Question Time à la Chambre au sujet de l’exclusion du documentaire « Giulio Regeni, tout le mal du monde » des aides au cinéma du ministère de la Culture.

« Le ministre de la Culture – explique Giuli en réponse à une question de l’opposition – n’influence pas et ne peut pas influencer, selon la loi, la commission chargée d’évaluer les aides sélectives. Ni en amont ni en aval. Cela vaut pour les résultats des évaluations, et c’est juste ainsi. L’autonomie de la commission est la garantie fondamentale d’impartialité, de transparence et d’objectivité. »

« Quant à mon jugement sur la tragique affaire Regeni – ajoute Giuli – je fais miennes les paroles du président du Conseil, qui a affirmé que le gouvernement n’a pas interrompu et n’entend pas interrompre la recherche de la vérité sur cette affaire. Par respect pour sa mémoire, il est nécessaire de s’en tenir aux faits. Les aides sélectives pour 2026 ne sont pas attribuées sur la base d’une évaluation politique mais sur la base d’appels à projets, et sont évaluées par une commission de 15 experts, renouvelée chaque année selon des critères de rotation. Les critères sont ceux fixés par l’appel. Dans ce cas précis, une première demande d’aide sélective avait été présentée en 2024 et n’avait pas obtenu le score requis. Une nouvelle demande a également été présentée en 2025 et, là aussi, elle n’a pas obtenu le score requis. »