New York, 30 août (LaPresse) – "Des matchs comme celui-ci, d’un côté, me donnent confiance en ma capacité à encore rivaliser avec les meilleurs et à leur poser des problèmes. De l’autre, c’est frustrant de constater ces hauts et bas, chose qui n’arrivait normalement pas au cours de mes 20 dernières années de carrière. Je dois accepter ce que je suis aujourd’hui et savoir que, pour moi, la chose la plus importante maintenant est la récupération entre les matchs. C’est pourquoi je devrai peut-être éviter de m’entraîner les jours de repos et me concentrer sur le repos pour retrouver de l’énergie."
Ainsi s’est exprimé Novak Djokovic après s’être qualifié pour les huitièmes de finale de l’US Open, quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem, en battant le Britannique Cameron Norrie.
Il y a aussi eu une petite frayeur à cause d'une douleur au dos : "À 5-3, 30-30 dans le premier set – explique l’ancien numéro 1 mondial – j’ai ressenti ce problème après un mouvement étrange et j’ai dû appeler le kiné. Je ne voulais pas que Cameron pense que je faisais ça exprès pour casser son rythme, alors je le lui ai dit à la fin du match. On verra comment ça évolue à froid, mais après le traitement je me suis senti beaucoup mieux."
Djokovic a 38 ans et ne semble pas prêt à faire une pause dans sa carrière. Cela fait partie de sa nature : "C’est vraiment une passion pour moi : ce n’est pas tant une question d’éviter les problèmes physiques, mais de rester bien et en bonne santé le plus longtemps possible. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup plus à faire que ce que je fais déjà, mais malgré cela, mon corps m’envoie des signaux de fatigue. Je dois les écouter, mais j’essaie aussi d’aller au-delà, tant que je le peux. J’aime toujours autant la compétition", conclut le Serbe, "et je sens qu’il me reste encore beaucoup de tennis, ainsi que de nombreuses motivations, pour différentes raisons. Je veux voir si j’ai encore une chance dans un Grand Chelem ou un grand tournoi, en profitant de l’amour et du soutien qui m’entourent et que je ressens chaque jour."
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