Turin, 5 avril (LaPresse) – « La nostalgie de l'Italie ? Je t'assure que non : ici, je ne vis pas bien, je vis pleinement. En Arabie saoudite, j’ai trouvé une situation fantastique à tous points de vue : le mode de vie, les infrastructures sportives et autres, la sérénité qui parvient à t’accompagner même dans un travail qui peut être stressant comme le mien ». C’est ce qu’a déclaré Simone Inzaghi, actuel entraîneur d’Al-Hilal, dans une interview accordée au quotidien « Libertà » à l’occasion de ses 50 ans. « Mon nom comme successeur potentiel de Gattuso ? Je suis flatté, mais comme je l’ai dit, je me sens bien ici et j’ai encore un an de contrat avec Al-Hilal, a-t-il poursuivi. Je suis vraiment désolé que l’Italie ne participe pas à la Coupe du monde pour la troisième fois d’affilée, je suis italien à 100 %, mon frère a même remporté une Coupe du monde. Je suis absolument certain que le football italien va se relever très bientôt, je le suis toujours avec la plus grande attention. Cela dit, j’ai quitté le football italien pour toute une série de raisons. » « Gagner beaucoup d’argent fait plaisir, c’est évident (il est le mieux payé au monde, avec 27 millions nets par an, ndlr), mais ce sont d’autres considérations qui m’ont poussé ici, je n’avais pas besoin d’argent, heureusement », a conclu l’ancien entraîneur de l’Inter. « Lesquelles ? L’envie de vivre une expérience complètement nouvelle dans un environnement complètement nouveau. Les années passées à l’Inter ont été très satisfaisantes d’un point de vue professionnel (un titre de champion, trois Supercoupes, deux Coupes d’Italie, deux finales de Ligue des champions, ndlr), mais aussi très stressantes. J’ai ressenti le besoin de revivre le football de haut niveau, tout en me déconnectant d’une pression qui était devenue très lourde ».

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