Rome, 10 juin (LaPresse) – En Italie, le cancer de la prostate est la tumeur la plus fréquente chez les hommes, avec environ 41 000 nouveaux cas chaque année. Malgré son incidence élevée, contrairement à d’autres cancers comme ceux du sein, du côlon-rectum et du col de l’utérus, il n’existe pas encore de programme national de dépistage organisé. Pour répondre à ce besoin, PROscreenMRI a été créé, une étude pilote promue par l’Institut du cancer de Candiolo IRCCS, le Centre de référence pour l’épidémiologie et la prévention du cancer du Piémont, et l’AOU San Luigi Gonzaga en collaboration avec l’ASL TO5, avec l’objectif d’évaluer un nouveau modèle de diagnostic précoce plus efficace, approprié et durable. L’étude, financée par la Fondation piémontaise pour la recherche sur le cancer via le 5×1000 et par le ministère de la Santé, concerne les hommes âgés de 55 à 65 ans résidant dans le territoire de l’ASL TO5. Les citoyens sélectionnés ont été contactés par l’Unité d’évaluation et d’organisation du dépistage de l’ASL TO5 et invités à réaliser un dosage du PSA et, en cas de valeurs supérieures aux seuils de référence, orientés automatiquement vers des examens diagnostiques complémentaires, via un parcours intégrant l’IRM multiparamétrique et des calculateurs de risque à l’Institut du cancer de Candiolo IRCCS. Les données préliminaires recueillies entre février 2025 et mars 2026 confirment l’efficacité de la nouvelle approche. Sur plus de 11 000 hommes invités au dépistage, le protocole a permis une sélection plus précise des patients devant subir des procédures invasives. En particulier, parmi les 146 participants ayant complété l’ensemble du parcours diagnostique, 63 % ont été orientés vers un simple suivi, évitant des biopsies qui auraient été réalisées selon les protocoles traditionnels basés uniquement sur le PSA. Parallèlement, le système a démontré une grande précision dans l’identification des cancers cliniquement significatifs.

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