Rome, 9 mai (LaPresse) – La visite à la Biennale « sert à réaffirmer notre présence institutionnelle aux côtés de nations comme l’Ukraine, sans toutefois cautionner des choix organisationnels discutables. J’ai répondu à l’invitation du pavillon ukrainien et de celle d’autres nations touchées par le conflit, mais j’ai choisi de ne pas participer à la conférence inaugurale de Buttafuoco. » C’est ce qu’a déclaré le président de la commission Culture de la Chambre des députés, Federico Mollicone, député de Fratelli d’Italia, dans une interview à La Stampa. La visite du vice-Premier ministre Matteo Salvini au pavillon russe est « un choix que je respecte, mais que je ne partage pas. Il risque de légitimer un État qui utilise la culture pour masquer ses crimes ». Un choix qui toutefois « s’inscrit dans la dialectique normale d’une coalition hétérogène. La stabilité du gouvernement prime sur tout malentendu ». Concernant Buttafuoco, intellectuel de droite choisi par Fratelli d’Italia, il explique : « La droite n’est pas monolithique, mais plurielle. Et nous sommes une autre droite. Nous ne croyons pas à l’‘Al-Bunduqiyyah’, la ‘Venise arabe’ de Buttafuoco ». En outre, « nous sommes en quelque sorte impliqués dans le conflit russo-ukrainien. Nous envoyons des armes, de l’argent et de l’aide pour défendre les portes de l’Europe. C’est une question de politique étrangère sur laquelle Buttafuoco est intervenu hors de son champ ».
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