La Commission européenne a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro. Elle table désormais sur une croissance de 4,8% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone euro, qui ont adopté la monnaie unique, contre 4,3% prévu en mai.

Cette révision à la hausse de la croissance européenne s’explique principalement par l’impact de la réouverture des économies nationales au deuxième trimestre, qui a profité au secteur des services et devrait relancer le tourisme. Dans ces conditions, le PIB réel devrait retrouver son niveau pré-Covid d’ici la fin de l’année, indique la commission européenne.

Dans le détail, plusieurs pays vont connaître une période d’activité soutenue. C’est notamment le cas de la France qui devrait faire partie des pays les plus dynamiques de l’Union européenne, derrière l’Irlande et l’Espagne, mais loin devant l’Italie, le Portugal et l’Allemagne. La croissance restera forte en 2022, à 4,2%, au même niveau que l’Italie, alors que Berlin repassera devant Paris.

Par ailleurs, la Commission estime que les nuages qui obscurcissent l’horizon, en raison de la propagation de la Covid-19 sont moins menaçants qu’auparavant. Les risques «demeurent globalement équilibrés», selon la Commission. Se félicitant du «retour en force» de l’économie européenne, le vice-président de la commission Valdis Dombrovskis a estimé que les «politiques de soutien doivent se poursuivre aussi longtemps que nécessaire. Les États devraient se diriger progressivement vers des approches budgétaires plus différenciées. Entretemps, il importe de ne pas perdre de terrain dans la course à la vaccination des Européens, afin que nous puissions contenir les variants».

 

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