Londres, Royaume-Uni, 19 avr. (LaPresse/AP) – Les principaux ministres du gouvernement britannique se sont ralliés au Premier ministre Keir Starmer, dont le leadership vacille à la suite de la nomination de Peter Mandelson, un homme politique impliqué dans des scandales et ami de Jeffrey Epstein, comme ambassadeur aux États-Unis. Starmer devra faire face demain aux parlementaires, qui se montrent réticents, pour défendre sa charge après la révélation retentissante de la nomination de Mandelson, bien qu’il n’ait pas passé les contrôles de sécurité. Starmer s’est dit « furieux » de ne pas avoir été informé, à l’époque, en janvier 2025, qu’une procédure de vérification minutieuse avait déconseillé la nomination de Mandelson et que le ministère des Affaires étrangères l’avait ignoré. Le vice-premier ministre David Lammy a déclaré que si Starmer l’avait su, « il ne l’aurait jamais, jamais nommé ambassadeur ». La ministre de la Technologie, Liz Kendall, a déclaré dimanche à Sky News que Starmer « est un homme intègre et n’aurait jamais procédé » à la nomination de Mandelson s’il en avait eu connaissance. Le plus haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, Olly Robbins, a été contraint de démissionner jeudi, bien que ses alliés affirment qu’il ne faisait que son travail et qu’il a été transformé en bouc émissaire. Robbins devrait donner sa version des faits à la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes mardi.

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