Milan, 4 mai (LaPresse) – Le spectre d'un éventuel coup d'État planerait en Russie. C'est ce qu'affirme la chaîne américaine CNN, selon laquelle le Kremlin aurait considérablement renforcé la sécurité personnelle du président Vladimir Poutine, en installant des systèmes de surveillance dans les domiciles de ses plus proches collaborateurs. Ces mesures auraient été prises à la suite de la vague d'assassinats de hauts responsables militaires russes et des craintes d'un renversement du gouvernement. Le média cite le rapport d'une agence de renseignement européenne. Selon ce rapport cité par CNN, « le Kremlin et Vladimir Poutine lui-même s'inquiètent d'une éventuelle fuite d'informations sensibles, ainsi que du risque d'un complot ou d'une tentative de coup d'État contre le président russe » . Le tsar serait « particulièrement inquiet de l'utilisation de drones pour un éventuel attentat contre sa vie par des membres de l'élite politique russe ». Poutine passerait la majeure partie de son temps dans des bunkers souterrains. Selon le dossier, même les cuisiniers, les gardes du corps et les photographes travaillant avec le président russe Poutine auraient l'interdiction d'utiliser les transports en commun. Les visiteurs du chef du Kremlin sont soumis à deux contrôles, et ceux qui travaillent en étroite collaboration avec lui ne peuvent utiliser que des téléphones portables sans accès à Internet. Selon les informations rapportées, les responsables de la sécurité russe auraient considérablement réduit le nombre de lieux que Poutine visite régulièrement. Lui et sa famille auraient cessé de se rendre dans leurs résidences habituelles de la région de Moscou et à Valdai, la résidence d'été isolée du président située entre Saint-Pétersbourg et la capitale. Certaines de ces nouvelles mesures auraient été introduites ces derniers mois après l'assassinat d'un haut général en décembre 2025, événement qui a déclenché une dispute au sommet de l'appareil de sécurité russe. Selon les informations fournies par les services de renseignement européens, le principal suspect derrière ce « complot » présumé serait Sergueï Choïgou, secrétaire du Conseil de sécurité russe et ancien proche collaborateur de Poutine, ainsi qu'ancien ministre de la Défense. Choïgou serait « associé au risque d'un coup d'État car il conserve une influence considérable au sein du haut commandement militaire », indique le rapport.
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