Milan, le 6 mai (LaPresse) – « Il est très regrettable que les dirigeants italiens, tout comme la direction de la Biennale, aient été soumis à un diktat grossier et inacceptable ainsi qu’à des pressions de la part de l’UE, dont les bureaucrates anonymes ont tout fait ces dernières années pour faire tomber, de leur côté, un « rideau de fer » qui empêche tout échange culturel, éducatif et scientifique entre les pays de l’UE et la Russie ». C'est ce qu'affirme l'ambassadeur de Russie en Italie, Alexey Paramonov, à propos de la présence du pavillon russe à la Biennale d'art de Venise. C'est ce qu'on peut lire dans un message publié par l'ambassade sur Facebook. « Nous savons bien qu’en Italie, la majorité des personnes sensées ne partagent pas cette approche et n’aspirent pas à rompre les liens culturels séculaires avec la Russie, dont l’un des symboles est justement le pavillon russe à Venise », ajoute Paramonov, « elles acceptent encore moins l’affirmation absurde selon laquelle la présence de plus de 50 jeunes musiciens, philosophes et poètes russes, ainsi que de représentants de l’Argentine, du Brésil, de l’Italie, du Mali, du Mexique et des États-Unis, impliqués dans notre projet, puisse constituer une atteinte à l’unité de l’Occident, voire une défaite de celui-ci ». « Notre présence à la Biennale témoigne uniquement de la volonté de la Russie, tout comme de nombreux autres pays, de continuer à dialoguer avec l’Italie non pas par le diktat et l’arrogance, mais par le langage de la culture et de l’art, en menant un dialogue normal, respectueux et d’égal à égal », conclut le diplomate russe, « il y a vraiment quelque chose de douloureux et d’irrationnel dans l’obsession de l’Union européenne de frapper la culture et l’art russes avec des sanctions et des restrictions de toutes sortes ! ».
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