Rome, le 19 mai (LaPresse) – « Nous nous serions attendus à une implication différente et préventive, et non a posteriori, sur une mesure qui, au vu de son contenu et des thèmes abordés, n’aurait pas mérité une procédure législative d’urgence. C’est pourquoi, lors de la prochaine réunion de la Conférence des Régions, nous demanderons au gouvernement de retirer le projet de loi déléguée et d’ouvrir un dialogue avec les Régions dans un esprit de collaboration loyale ». Tel est le cœur de l'intervention de Massimo Fabi, coordinateur de la Commission Santé de la Conférence des Régions et conseiller régional de la région Émilie-Romagne, aujourd'hui en audition sur le projet de loi « Réorganisation et renforcement de l'assistance sanitaire » devant la 10^e commission du Sénat. M. Fabi a mis en évidence tous les points critiques d’une mesure qui sape les fondements de l’unité organique du SSN et porte atteinte à la compétence législative concurrente des Régions en matière de santé, soulignant que c’est l’instrument de l’accord – et non le simple avis – qui est le plus approprié pour exprimer une évaluation du texte. « Nous rédigerons un document par lequel la Conférence des Régions demandera le retrait du projet de loi et clarifiera tous les points critiques de cette réforme », a précisé M. Fabi, concluant que « les Régions sont disposées à collaborer à l’innovation du système de soins, à condition qu’une méthode de collaboration soit adoptée ».

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