Rome, le 28 mai (LaPresse) – « L'Ukraine, je pense qu'elle ne peut pas entrer dans l'Europe, les conditions ne sont pas réunies pour l'instant. Et d'ailleurs, il y a un problème grave pour l'Europe, je ne veux pas tourner autour du pot, qui ne concerne pas seulement l'Ukraine, mais aussi les autres pays. Une Europe déjà à 27, comme on le voit aujourd’hui, c’est une Europe qui a disparu, qui n’a plus de voix, qui n’a pas su s’imposer dans les crises internationales. Il y a un déficit politique de l’Europe qui concerne aussi ses règles de fonctionnement, par exemple la règle de l’unanimité. Donc, aujourd’hui, envisager l’adhésion de nouveaux pays sans revoir le cadre est, à mon avis, une solution absolument déconseillée ». C'est ce qu'a déclaré le leader du M5S, Giuseppe Conte, en rencontrant les journalistes devant le Parlement italien. « Évaluer la situation de l'Ukraine n'est donc pas à l'ordre du jour aujourd'hui, compte tenu également de l'article 42.7 du Traité qui, puisqu'il impose l'assistance mutuelle en cas d'attaques armées contre un pays européen, signifierait entrer en guerre dès demain matin contre la Russie », a-t-il ajouté. « À présent, nous travaillons sur les problèmes les plus urgents et nous essayons de planifier de manière durable ce que pourrait être l’avenir de l’Europe, sans continuer ainsi, de manière aléatoire et improvisée. À mon avis, on peut envisager pour l’Ukraine et d’autres pays le statut et la perspective de « partenaire privilégié », ce qui signifierait avoir la possibilité de bénéficier d’avantages réciproques, mais en gérant, justement, ces partenariats avec beaucoup d’attention, notamment parce que vous savez que si l’Ukraine entrait demain matin dans l’Europe, cela aurait un impact dévastateur sur certains secteurs d’activité, à commencer par l’agriculture.

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